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Depuis plusieurs décennies, Patek Philippe a contribué à préserver les techniques décoratives ancestrales en commandant régulièrement des pièces à des artisans – soit indépendants, soit travaillant dans les ateliers de la manufacture. Comment Patek Philippe assure-t-elle aujourd’hui le présent et l’avenir des métiers de haut artisanat?
Des créations d’exception Chaque année, une quarantaine de pièces uniques sont réalisées, qui s’adressent à des amateurs contemporains, et de nouveaux modèles intégrant divers métiers de haut artisanat entrent dans la collection courante. Le but n’est pas de suivre la mode ou la tendance, mais d’imposer une identité forte et unique fondée sur la tradition. La création est d’abord le travail d’une équipe, emmenée par Sandrine Stern, responsable de ce département, et par son mari Thierry Stern, Président de Patek Philippe. Dans un dialogue incessant avec les artisans, ils lancent des idées, qui seront ensuite «mises en forme», puis supervisent les projets ainsi que le résultat final. Pendulettes Dôme – un support idéal Les pendulettes Dôme constituent – de par leurs dimensions – un support idéal pour les techniques décoratives. Leurs surfaces généreuses, tout en rondeurs, offrent un terrain idéal pour l’art virtuose de l’émaillage (notamment l’émail cloisonné). Les motifs animaliers et floraux représentent des classiques Patek Philippe, aux côtés de thèmes plus contemporains. Les collections du Patek Philippe Museum sont une source d’inspiration, mais aussi des lieux plus lointains, la demande émanant de certaines régions du monde se reflétant ponctuellement dans certains designs. L’équipe créatrice sait que tel décor dans telle couleur ou tel style exubérant plaira à telle culture, tandis qu’une autre préférera la sobriété. Une scène peut sortir de l’imagination d’un artisan, tandis qu’une autre sera la reproduction scrupuleuse d’un tableau de maître à une échelle extraordinairement réduite. Les montres de poche offrent également aux artistes des surfaces plus «généreuses» que les montres-bracelets. Elles sont aujourd’hui prisées des collectionneurs, non pas pour les porter, mais comme œuvres d’art – l’étourdissant réceptacle de techniques mixtes conjuguant émail, gravure, guillochage et joaillerie.
L’inspiration de l’artisan Il n’y a pas de règles préétablies derrière chaque design. Les idées viennent de la famille Stern ou des artisans, qui ont complètement intégré l’esprit créatif de la manufacture et s’en inspirent pour le réinterpréter, aller plus loin, en connaissant parfaitement les contraintes des métiers, leurs potentialités, ainsi que les talents de chaque spécialiste. Il existe cependant des différences, au niveau de la création, entre plancher sur un nouveau modèle qui entrera dans la collection courante et travailler sur une pièce unique. Le but, dans le premier cas, est de proposer des pièces de haut artisanat à un plus grand nombre de passionnés; il faut donc faire face à de nombreuses contraintes liées à la production en plusieurs exemplaires. Leur nombre sera évidemment très restreint, car de telles pièces seront toujours rares. Il est difficile de reprendre tel quel un modèle existant et d’ajouter un décor de haut artisanat, sauf peut-être dans le cas de la gravure, et encore, à condition que l’épaisseur de la matière le permette. Ce facteur détermine souvent ce qu’il est possible de faire ou non. Il faut donc anticiper et, de manière générale, construire les modèles de manière à ce qu’ils puissent accueillir une gravure en relief, de l’émail ou du sertissage. Sous le signe de la rareté La demande est dans ce domaine infiniment plus grande que l’offre. Les artisans pratiquant leur métier à un tel niveau ne sont qu’une poignée et Patek Philippe ne transigera jamais sur la qualité en renonçant à ses exigences pour augmenter la production. La rareté est le dénominateur commun de ces métiers de haut artisanat – des artisans qui les exercent à la production qui les honore.
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