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Mouvements - Brevets
Principaux brevets Patek Philippe

Depuis 1845, Patek Philippe a déposé plus de 80 brevets pour ses inventions. Certaines de ces avancées se rapportent aux mouvements, d’autres aux boîtiers, aiguilles, cadrans et autres éléments constituant l’«habillage» de la montre. Un grand nombre de ces inventions ont été d’importance majeure pour l’histoire de l’horlogerie.

  • 1999: lever-coucher du soleil (690516 A5)

    1999: lever-coucher du soleil (690516 A5)

    Les heures du lever et du coucher du soleil en un lieu déterminé dépendent de la date et ce sont des cames qui, dans une montre, commandent leur affichage. Si ces cames ne sont pas synchronisées avec le quantième, l’écart entre l’heure réelle et les heures affichées pour le lever et le coucher du soleil augmente progressivement. Le même phénomène se produit lorsque la montre est remise à la date après être restée longtemps à l’arrêt.
     
    Pour corriger cet écart, l’horloger doit alors démonter la montre afin de remettre à la date les cames commandant les heures du lever et du coucher du soleil. Ces inconvénients sont annulés par la construction brevetée de Patek Philippe, dans laquelle la came est directement commandée par le mécanisme du quantième perpétuel. L’affichage du lever et du coucher du soleil correspond ainsi toujours à la date actuelle.

  • 1999: équation du temps marchante (689359 A8)

    1999: équation du temps marchante (689359 A8)

    Le temps solaire moyen, utilisé par convention, est en décalage constant avec le temps solaire réel. Cet écart, appelé «équation du temps», varie d’un jour à l’autre. Dans les montres mécaniques, il peut être indiqué au moyen d’un mécanisme à came. Si la came de l’équation du temps n’est pas synchronisée avec le quantième, l’écart entre l’heure réelle et l’heure affichée augmente progressivement. Le même phénomène se produit lorsque la montre est remise à la date après être restée longtemps à l’arrêt.
     
    Pour corriger cet écart, l’horloger doit alors démonter la montre afin de remettre à la date la came commandant l’équation du temps. Ces inconvénients sont annulés par la construction brevetée de Patek Philippe, dans laquelle la came est directement commandée par le mécanisme du quantième perpétuel. L’affichage de l’équation du temps correspond ainsi toujours à la date actuelle.

  • 1999: ouverture alternée de deux couvercles (689338 A5)

    1999: ouverture alternée de deux couvercles (689338 A5)

    Les montres de poche ordinaires à double couvercle sont généralement dotées d’un poussoir (logé dans la couronne) ou d’un verrou (intégré au boîtier) commandant l’ouverture de leurs couvercles. D’une conception toute différente, le Star Caliber 2000 présente un pendant qui, gravé sur une face d’une croix de Calatrava, peut être enfoncé et tourné à 180°. Selon la position de la croix de Calatrava, on peut commander l’ouverture indépendante de l’un ou l’autre couvercle en appuyant sur le poussoir logé dans la couronne de remontage. Ce mécanisme complexe et sophistiqué est entièrement intégré au pendant. D’une esthétique très élégante, il rend symboliquement hommage à l’invention, au début du XIXe siècle, du mécanisme de remontage sans clef (avec couronne intégrée au pendant) par Jean-Adrien Philippe, co-fondateur de Patek Philippe.
     
    Depuis cette première invention brevetée (1845), Patek Philippe a obtenu plus de 80 brevets.

  • 1999: carillon (689337 A5)

    1999: carillon (689337 A5)

    Une Grande Sonnerie sonne les heures et les quarts en passant ainsi que les minutes à la demande, au moyen de minuscules marteaux frappant sur des timbres haute précision. Jusqu’ici, les montres de poche dites «à carillon Westminster» ne parvenaient pas à reproduire fidèlement la mélodie originale de la Tour de l’horloge du Parlement de Londres. Même les célèbres constructions à quatre râteaux des quarts produisent une séquence de notes inexacte lorsqu’un même timbre doit être frappé deux fois de suite pour répéter une note.
     
    Avec le mécanisme breveté pour le Star Caliber 2000, Patek Philippe est parvenue à construire un carillon pour montre de poche qui est capable de frapper correctement deux notes identiques se suivant – et restitue ainsi à la perfection la mélodie de Westminster.

  • 1998: correction rapide du calendrier (2356/98, brevet en cours d’enregistrement)

    1998: correction rapide du calendrier (2356/98, brevet en cours d’enregistrement)

    Les détenteurs d’une montre à quantième perpétuel savent combien il peut être fastidieux de remettre les diverses fonctions à la date lorsque le mouvement est resté longtemps à l’arrêt. Habituellement, ces réglages demandent d’actionner plusieurs poussoirs – en appuyant des dizaines, voire des centaines de fois selon que la montre est restée plus ou moins longtemps à l’arrêt. Cette procédure fastidieuse a été considérablement simplifiée par le dispositif de correction rapide breveté pour le Star Caliber 2000. D’une simple pression sur le verrou de correction rapide, l’utilisateur peut réaliser une correction de près d’un mois. De plus, grâce au concept de synchronisation généralisée, l’équation du temps marchante ainsi que l’heure du lever et du coucher du soleil sont automatiquement corrigées. Une fois la mise à la date effectuée, il ne reste plus que deux corrections à réaliser: le jour de la semaine et l’heure.

  • 1997: ciel et lune (688171 B5)

    1997: ciel et lune (688171 B5)

    Sur les garde-temps à indications astronomiques conventionnelles, les phases de lune s’affichent sur un petit cadran auxiliaire, tandis qu’une aiguille indépendante indique la lunaison. Lorsqu’elles sont intégrées à un disque du ciel, ces fonctions occupent généralement une portion importante de la carte céleste. La construction raffinée développée pour le Star Caliber 2000 rend possible l’affichage des phases de lune et de l’orbite lunaire de sorte qu’il n’ait qu’une incidence négligeable sur la taille de la carte céleste – ce qui permet de représenter un bien plus grand nombre d’étoiles que les constructions habituelles pour montres de poche de format comparable.

  • 1996: chronographe à rattrapante à isolateur (686545)

    1996: chronographe à rattrapante à isolateur (686545)

    Chronographe à rattrapante à isolateur.
     
    Le rôle d’un isolateur est de désaccoupler une pièce d’une autre afin d’empêcher que différentes fonctions n’interfèrent entre elles au sein du mouvement.
     
    On trouve des isolateurs dans un grand nombre d’inventions Patek Philippe, dont le système de remontage et mise à l’heure sans clef, la montre à plusieurs fuseaux horaires, le calibre 240 extra-plat à remontage automatique, le quantième perpétuel séculaire, l’affichage de la date de Pâques, le quantième perpétuel ainsi que ce chronographe à rattrapante.
     
    Sur les chronographes à rattrapante, l’aiguille de chronographe et l’aiguille de rattrapante sont parfaitement superposées jusqu’à ce que l’on stoppe l’aiguille de rattrapante pour mesurer un temps intermédiaire. L’aiguille de chronographe (qui continue à tourner) subit alors une charge supplémentaire variable. Ce phénomène peut affecter les oscillations du balancier et la précision de la montre.
     
    Le système ingénieux et élégant mis au point par Patek Philippe pour les chronographes à rattrapante (référence 5004) désaccouple entièrement les deux aiguilles lorsque l’aiguille de rattrapante est à l’arrêt – ce qui permet à l’aiguille de chronographe de fonctionner de manière parfaitement indépendante.

  • 1996: Quantième Annuel (685585)

    1996: Quantième Annuel (685585)

    Mécanisme de calendrier indiquant la date dans un guichet, ainsi que le jour, le mois et les 24 heures, en n’exigeant aucun ajustement pour les mois de 30 jours.
     
    Jusqu’en 1996, il n’existait sur les montres que deux types de calendriers: simples ou perpétuels.
     
    Le calendrier simple est équipé d’un disque affichant la date (et parfois le jour) dans un guichet sur le cadran. Il offre une excellente lisibilité. Mais il oblige l’utilisateur à corriger la date après tous les mois de moins de 31 jours.
     
    Le quantième perpétuel supprime cet inconvénient. Il affiche la date correcte jusqu’en février 2100, en coordonnant le cycle des mois longs et courts avec celui des années bissextiles. Mais cette facilité d’emploi exige un système très sophistiqué de cames, sautoirs et rochets, qui exerce une charge supplémentaire sur le mouvement et fait du quantième perpétuel une complication réservée à un petit nombre d’horlogers. La date, placée sur un cadran auxiliaire, peut être par ailleurs difficile à lire.
     
    Le Quantième Annuel Patek Philippe allie le meilleur du calendrier simple et du calendrier perpétuel en renonçant au cycle des années bissextiles et en plaçant la date dans un guichet. Il distingue automatiquement les mois de 30 et 31 jours et ne doit être corrigé qu’une fois par an, à la fin février, au lieu de cinq fois par an sur le calendrier simple.
     
    La beauté de ce mécanisme réside dans le fait qu’il fonctionne principalement à l’aide de roues et de pignons, au lieu des systèmes à bascules utilisés dans les quantièmes perpétuels.
     
    Le Quantième Annuel a valu à la référence 5035 d’être nommée «Montre de l’année 1996».

  • 1995: dispositif d’accouplement à friction (685462)

    1995: dispositif d’accouplement à friction (685462)

    Dispositif d’accouplement à friction.
     
    Le positionnement et la stabilité jouent un rôle essentiel en horlogerie, et toute invention pouvant garantir ces deux aspects de manière simple est la bienvenue.
     
    L’un des endroits de la montre où surgissent des problèmes de positionnement est l’accouplement entre la roue de grande moyenne et le pignon transmettant la rotation du rouage de finissage à la chaussée portant l’aiguille des minutes. La connexion entre ces deux aires est assurée par le tube d’un pignon ajusté par «lanternage» (resserrement) sur l’axe de la roue.
     
    Le tube devrait être coaxial à l’axe sur lequel il est monté, mais dans les systèmes conventionnels, il existe toujours un peu d’espace et de jeu entre les deux. Cela peut entraîner du «crochement» au niveau des aiguilles ou de l’usure dans le rouage.
     
    Le dispositif Patek Philippe d’accouplement à friction élimine quasiment tout jeu et garantit que le tube est positionné de manière parfaitement coaxiale par rapport à l’axe – quelles que soient leurs positions angulaires respectives.
     
    Cette invention à la fois simple et très ingénieuse marque un progrès capital pour la qualité des montres.

  • 1991: quantième instantané (674913)

    1991: quantième instantané (674913)

    Mécanisme comportant un système de saut instantané pour l’indication de la date et/ou du jour.
     
    Dans de nombreux mécanismes de calendrier, le changement de date et/ou de jour est progressif et dure plusieurs heures, ce qui entraîne un inconfort de lecture pour l’usager.
     
    Les mécanismes «instantanés» existants tendent à consommer beaucoup d’énergie. De plus, la plupart interdisent toute correction manuelle de la date ou mise à l’heure durant certaines plages horaires liées au fonctionnement du calendrier. Un autre mécanisme breveté souffre de sa grande taille – indispensable pour loger le système de saut instantané – qui rend son montage difficile.
     
    Le mécanisme breveté Patek Philippe se distingue en ce qu’il pallie tous les inconvénients des autres systèmes de changement de date instantané.

  • 1986: quantième perpétuel (653841)

    1986: quantième perpétuel (653841)

    Quantième perpétuel séculaire avec indicateur rétrograde.
     
    L’inconvénient des quantièmes perpétuels ordinaires est qu’ils considèrent toujours les années 2100, 2200 et 2300 comme des années bissextiles, alors que le pape Grégoire XIII a décrété en 1582 qu’elles ne le seraient pas.
     
    En développant une montre conçue pour traverser les générations, Patek Philippe s’est attachée à mettre au point un mécanisme de quantième perpétuel séculaire respectant les cycles de 400 ans du calendrier grégorien. A la fin de chaque siècle, ce mécanisme décide s’il s’agit d’une année bissextile ou non.
     
    Trois fois sur un cycle de 400 ans (ce sera notamment le cas en 2100, 2200 et 2300), l’année séculaire est exceptionnellement non bissextile. Pour être parfaitement «perpétuel», le calendrier doit alors terminer le mois de février au 28e jour.
     
    Cette fonction est assurée par l’un des mécanismes les plus «lents» que connaisse l’horlogerie – une came séculaire comportant un satellite à quatre pointes, dont trois longues et une courte. La came exécute une rotation en 100 ans. A la fin de chaque siècle, le satellite avance d’un quart de tour. Pendant trois siècles consécutifs, les pointes longues du satellite entraînent un levier permettant de stopper février au 28e jour. Au cours du quatrième siècle (années 2000, 2400, 2800, etc.), la pointe courte n’actionne pas le levier. Février se voit ainsi doter d’un 29e jour, apanage des années bissextiles.
     
    Patek Philippe a obtenu ce brevet à l’occasion de la création du Calibre 89.

  • 1985: indicateur de la date de Pâques (649673)

    1985: indicateur de la date de Pâques (649673)

    Pièce d’horlogerie munie d’un mécanisme indicateur de la date de Pâques.
     
    Cette invention a été mise au point par les concepteurs de la montre supercompliquée Calibre 89.
     
    Pâques est ce qu’on appelle une fête «mobile» (elle ne revient pas à date fixe chaque année). Dans notre calendrier grégorien, les dates possibles pour le dimanche de Pâques s’échelonnent entre le 22 mars et le 25 avril.
     
    Le but de cette invention est de fournir un mécanisme particulier qui, une fois intégré à un garde-temps (de préférence une montre de poche ou une montre-bracelet), permet d’indiquer la date exacte de Pâques de l’année en cours pour une période de plusieurs années.
     
    Ce mécanisme se distingue par le fait qu’il pilote une succession d’opérations tout en gardant une action en attente pendant le temps nécessaire pour le déroulement des autres. Cet exploit horloger, remarquable dans une ère dominée par l’électronique, reflète tout le potentiel de la mécanique.

  • 1979: montre-bracelet Nautilus (556567, 607869)

    1979: montre-bracelet Nautilus (556567, 607869)

    Boîtier de montre étanche avec lunette dotée de deux extensions latérales symétriques correspondant à deux saillies sur la carrure, de manière à ce que la fermeture du boîtier assure l’étanchéité par compression d’un joint.
     
    Pour lancer une montre de sport parfaitement étanche, Patek Philippe a attendu de pouvoir proposer un design original que personne ne pourrait copier.
     
    Le principe technique consistant à fermer le boîtier comme un hublot a été établi en 1974. Le système de charnière entre les extensions de la lunette et les saillies correspondantes sur le fond-carrure est assuré par des vis latérales.
     
    En 1979, ce concept a trouvé son style dans la montre de sport Nautilus, avec boîtier complexe exigeant un usinage et des finitions ultraprécis. Le joint O-ring est comprimé contre un angle dans la carrure.
     
    Le boîtier «hublot» de la Nautilus reste une solution unique pour assurer l’étanchéité et il est testé à une pression de 120 m. Bien que des constructions plus simples en une pièce boîtier/fond aient été développées depuis lors, Patek Philippe continue à fabriquer les montres originales Nautilus, pour les collectionneurs appréciant un design classique et exclusif.

  • 1979: boucle déployante (608702)

    1979: boucle déployante (608702)

    Dispositif de fermeture à deux branches pour bracelets en cuir.
     
    Une pièce standard utilisée dans des millions de montres n’est pas forcément meilleure que si vous la concevez vous-même. Et si voulez donner à un garde-temps un style exclusif, il est impératif d’innover.
     
    La boucle déployante Patek Philippe confirme l’idée selon laquelle les meilleures inventions sont souvent celles qui font le moins de tapage. Elle comporte deux branches, articulées et reliées au bracelet, se repliant l’une sur l’autre en position fermée. Une des extrémités du bracelet peut se replier autour d’une barrette, ce qui permet d’ajuster facilement la longueur.
     
    Ce système, conçu pour être fabriqué en or, permet à Patek Philippe d’intégrer son emblème de la croix de Calatrava comme élément décoratif sur le fermoir, ce qui renforce la note d’exclusivité.

  • 1977: calibre 240 à remontage automatique (595653)

    1977: calibre 240 à remontage automatique (595653)

    Mouvement de montre plat à remontage automatique avec masse de remontage encastrée dans une position excentrique et rouage remontant le barillet dans un seul sens de déplacement de la masse de remontage.
     
    Une montre passe le plus clair de son temps en mouvement. Depuis deux siècles, les horlogers ont donc recherché la manière la plus efficace d’exploiter les gestes naturels du porteur afin de remonter le mécanisme.
     
    Depuis 1931, la solution standard consiste en un rotor central placé sur le mouvement. En 1954, Büren Watch a présenté un nouveau calibre automatique. Son rotor, deux fois plus petit que d’ordinaire, au lieu d’être monté sur le mouvement, était encastré dans une position excentrique.
     
    Patek Philippe a compris que pour optimiser le mini-rotor, il fallait simplifier le rouage automatique – en supprimant notamment l’inverseur et en n’utilisant qu’une direction de déplacement du rotor. La perte d’énergie a été compensée en accroissant la fréquence de la masse de remontage et en concevant un rouage automatique entièrement pivoté d’une élégante simplicité.
     
    Le calibre Patek Philippe 240 à remontage automatique avec mini-rotor excentré inséré dans le mouvement ne mesure que 2,4 mm d’épaisseur. Il s’est imposé par sa fiabilité et sa précision légendaires, dans les montres simples comme dans les quantièmes perpétuels.

  • 1968: rotor avec déplacement angulaire supérieur à 360° (458213)

    1968: rotor avec déplacement angulaire supérieur à 360° (458213)

    Mouvement d’horlogerie à remontage automatique.
     
    Dans les mouvements de montres automatiques à remontage par inertie, la masse excentrique ou rotor, dont le centre de gravité est distinct du centre de rotation, provoque le remontage du mouvement en armant par l’intermédiaire du rouage approprié le ressort de barillet.
     
    L’énergie nécessaire à cet armage est fournie par les mouvements du porteur de la montre. Les accélérations de ces mouvements, ou celle de la pesanteur dans le cas de changement de position, sont transformées en énergie du fait de l’inertie de la masse et de la non-concordance de son centre de rotation et de son centre de gravité.
     
    Ce mécanisme breveté propose une nouvelle construction par rapport aux systèmes existants. Il comprend un rotor pouvant effectuer des déplacements angulaires supérieurs à 360° et une tige de mise à l’heure émergeant perpendiculairement à la face frontale du mouvement, opposée au cadran. Il se distingue par le fait que ce rotor, muni de son dispositif de pivotement, est logé dans une zone périphérique du mouvement et entièrement dans son épaisseur.
     
    La tige de mise à l’heure, excentrée par rapport au mouvement, constitue simultanément la tige de remontoir manuel.

  • 1959: montre à fuseaux horaires (340191)

    1959: montre à fuseaux horaires (340191)

    Montre avec système permettant des déplacements relatifs en douzièmes de tour entre l’aiguille des heures et la roue à canon, sans interrompre la marche du mouvement.
     
    L’ère des jets a entraîné un grand nombre de tentatives visant à développer la montre à fuseaux horaires la plus pratique, mais aucune solution n’atteint l’élégance de celle créée pour Patek Philippe par Louis Cottier (1894-1966).
     
    Le problème était de savoir comment régler l’heure indépendamment de la minute, de manière à ce que les voyageurs puissent rapidement se caler sur le fuseau horaire local (presque partout en heures pleines), sans perdre la précision de la minute.
     
    La solution de Cottier permet de faire bouger le canon (et l’aiguille des heures) en 12 crans autour d’une étoile à 12 dents entraînée par le mouvement. Pour changer la position du canon, dans un sens ou dans l’autre, il suffit d’actionner l’un des deux boutons correcteurs intégrés à la carrure. Un système de cliquets permet alors de faire «sauter» le canon au cran précédent ou suivant. Résultat: l’aiguille des heures se déplace exactement d’une heure dans un sens ou dans l’autre, sans aucune influence sur l’aiguille des minutes.
     
    Ce mécanisme breveté forme la base de la nouvelle montre Patek Philippe Travel Time, lancée en 1997.

  • 1959: première montre à quartz à circuits intégrés sans pièces mobiles (335612)

    1959: première montre à quartz à circuits intégrés sans pièces mobiles (335612)

    Instrument horaire de haute précision.
     
    Ce garde-temps de haute précision affiche une variation au cours de 24 heures inférieure à 1/10 de seconde. Il se distingue par son oscillateur à quartz thermocompensé de fréquence supérieure à 500 cycles/seconde.
     
    Il possède également un dispositif diviseur électronique de fréquence présentant, d’une part, deux chaînes parallèles d’étages de division et, d’autre part, un dispositif mélangeur des deux fréquences de sortie et de filtrage de la basse fréquence de battement. Cette basse fréquence commande un dispositif indicateur horaire.

  • 1954: énergie photoélectrique (298564)

    1954: énergie photoélectrique (298564)

    Pièce d’horlogerie puisant sa force motrice dans une source d’énergie lumineuse en faisant intervenir au moins une cellule photoélectrique.
     
    Les horlogers sont toujours à la recherche d’une source d’énergie «gratuite», mais le désavantage de la lumière est qu’elle est rarement disponible 24 heures sur 24.
     
    Les premières horloges photoélectriques stockaient leur énergie de manière mécanique en réarmant un ressort (ou en remontant des poids), ce qui permettait de continuer à faire fonctionner le mouvement durant la nuit.
     
    L’idée de Patek Philippe a été d’introduire un stockage électrique additionnel – sous la forme d’un accumulateur fournissant l’énergie pour remonter le ressort. Les cellules photoélectriques peuvent ainsi stocker leur énergie soit de manière électrique dans l’accumulateur, soit de manière mécanique en remontant le ressort. Quand le ressort est complètement remonté, un commutateur-disjoncteur dirige l’énergie vers l’accumulateur.
     
    Cette invention garantit que l’énergie électrique provenant des cellules est accumulée au moins à un moment donné en cours de fonctionnement sous forme électrique. Même si elle constitue une alternative élégante pour un mouvement mécanique, la plupart des mouvements tirant leur énergie de la lumière sont aujourd’hui des calibres électroniques.
     
    Patek Philippe continue à fabriquer chaque année un petit nombre de pendulettes Dôme photoélectriques – des pièces uniques avec boîtiers en émail cloisonné.

  • 1953: première montre-bracelet à remontage automatique (289758)

    1953: première montre-bracelet à remontage automatique (289758)

    Mécanisme de remontage automatique d’un mouvement de montre-bracelet utilisant l’énergie fournie par une masse rotative entraînant un excentrique destiné à communiquer un mouvement de balancement à un organe du mécanisme.
     
    L’organe susmentionné porte, d’un côté de son point de pivotement, un cliquet agissant sur une roue à rochet et, de l’autre côté, une dent pénétrant dans une entaille d’un levier. Ce levier présente un bras à l’extrémité libre duquel est articulé un second cliquet agissant sur ladite roue à rochet, laquelle est reliée à la roue de couronne du mouvement par au moins un mobile denté intermédiaire.
     
    L’ensemble est agencé de telle manière que par l’inversion de mouvement produite par l’interposition du levier entre les deux cliquets, ceux-ci se déplacent toujours en sens inverse l’un de l’autre et que la roue à rochet tourne toujours dans le même sens.

  • 1952: balancier Gyromax (26143, 280067)

    1952: balancier Gyromax (26143, 280067)

    Balancier présentant des noyures dont le centre est occupé par un tenon parallèle à l’axe de balancier, des masses de réglage étant centrées sur ces tenons.
     
    Le développement d’alliages spéciaux pour les spiraux a rendu les balanciers compensateurs obsolètes. Mais les meilleurs balanciers monométalliques présentaient encore des vis en saillie permettant aux horlogers de régler en finesse le moment d’inertie.
     
    Patek Philippe a conçu un tout nouveau type de balancier monométallique où les vis sont remplacées par de petites masses fixées sur la serge.
     
    Ces masses se présentent comme des rondelles élastiques fixées sur des tenons parallèles à l’axe du balancier. Elles sont conçues de manière à ce que leur centre de gravité se trouve toujours sur l’axe du tenon.
     
    Les masses et les tenons sont logés dans des noyures taillées dans l’épaisseur de la serge, de manière à réduire les frottements de l’air.
     
    Le moment d’inertie peut être ajusté en tournant les masses. Dans la pratique, cette intervention est toutefois rarement nécessaire, car le balancier Gyromax peut être équilibré de manière extrêmement précise, réglé de manière très fine, et il conserve sa précision de marche presque indéfiniment.
     
    Le balancier Gyromax a été utilisé dans tous les mouvements de montres-bracelets Patek Philippe depuis que le concept final a été breveté en 1952.

  • 1904: calibre extra-plat (30474)

    1904: calibre extra-plat (30474)

    Calibre de montre extra-bas (extra-plat) dans lequel le remontoir est disposé de façon à ce que la roue de grande moyenne se trouve dans le même plan que le rochet de remontoir, au lieu de passer au-dessus ou au-dessous de ce dernier.
     
    Résultat: le barillet, et par conséquent le ressort-moteur, peut être fabriqué dans une épaisseur normale, malgré l’extrême finesse du mouvement.
     
    Ce calibre permet d’utiliser un ressort-moteur d’une hauteur de lame de 6½ douzièmes et plus pour un mouvement d’une hauteur totale de seulement 17 douzièmes. Avant cette innovation, les calibres de même hauteur ne pouvaient recevoir que des ressorts beaucoup moins épais.
     
    En son temps, cette invention a marqué un progrès important pour la marche et le réglage ainsi que pour la fabrication, l’entretien et la longévité de ce type de montres.

  • 1902: double chronographe (27052)

    1902: double chronographe (27052)

    Le double chronographe diffère du chronographe ordinaire et du chronographe à rattrapante en ce qu’il permet de faire simultanément une série d’observations de longueurs différentes.
     
    Le départ des deux aiguilles s’opère comme dans le chronographe à rattrapante en pressant sur un poussoir situé sur la couronne de remontoir ou ailleurs; une pression exercée sur un autre poussoir arrête l’aiguille du deuxième chronographe, une seconde pression sur ce même poussoir la ramène à 12h et une troisième la remet en marche.
     
    Pendant ce temps, l’aiguille du premier chronographe peut continuer sa course; elle sera arrêtée par une pression sur le premier bouton. Cette pression arrête en même temps l’aiguille du deuxième chronographe et une pression suivante sur le même bouton ramène les aiguilles des deux chronographes à 12h.
     
    La pièce est alors prête à fonctionner comme pour le premier départ.

  • 1889: mécanisme de quantième perpétuel (1018)

    1889: mécanisme de quantième perpétuel (1018)

    Mécanisme de calendrier perpétuel, spécialement destiné aux montres de poche.
     
    L’avantage de ce mécanisme de calendrier réside dans son système de saut instantané et simultané pour les affichages du jour, de la date, du mois et des phases de lune.
     
    Pouvant s’exécuter en toutes dimensions, ce mécanisme est caractérisé par la combinaison d’une roue portant une goupille biseautée, d’un cœur et d’un levier actionnant simultanément les étoiles.

  • 1889: tige brisée (1016)

    1889: tige brisée (1016)

    Dispositif de mise à l’heure par le pendant avec tige de remontoir dite «brisée» permettant d’emboîter le mouvement et de le sortir de sa boîte  en conservant en place dans le pendant la couronne et la tige de remontoir.
     
    Jean-Adrien Philippe a continué à perfectionner son système de couronne et tige pour le remontage et la mise à l’heure pendant près de 20 ans. En 1861, lorsqu’il déposa le brevet final pour cette invention en France (le seul bureau officiel pour les brevets se trouvait alors à Paris), son premier brevet avait déjà expiré et son invention était couramment en usage.
     
    En Suisse, il fallut attendre 1888 pour que le nouvel Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle commence à délivrer des brevets. Patek Philippe se hâta d’enregistrer son dernier système de remontage sans clef en introduisant une caractéristique additionnelle – un système de tige de remontoir amovible.
     
    Un des inconvénients du système de remontoir au pendant dans les montres de poche était qu’il fallait entièrement démonter la couronne et la tige de remontoir avant de retirer le mouvement pour un nettoyage ou une réparation.
     
    Ce problème a été résolu de manière simple grâce à une tige de remontoir en deux pièces dite «tige brisée» – ce qui permet de laisser la couronne et une partie de la tige dans le pendant, tout en sortant l’autre partie avec le mouvement.
     
    Cette solution ingénieuse permet de gagner du temps; elle constitue le premier des plus de 50 brevets déposés par Patek Philippe en Suisse.

  • 1881: régulateur de précision (142376)

    1881: régulateur de précision (142376)

    Cette invention de Jean-Adrien Philippe, connue sous le nom de «régulateur de précision», consiste en un appareil ajusté sur un coq (pont de balancier) de mouvement de montre.
     
    Les caractéristiques de cette invention résident principalement dans un disque sur la surface duquel est pratiquée une rainure assez profonde en forme de spirale. Ce disque est placé dans une creusure concentrique à la vis du coq et peut se mouvoir librement sous un rebord ménagé à la tête de cette vis.
     
    La deuxième pièce principale est la raquette dont la queue porte à son extrémité une goupille saillante en-dessous en forme conique et s’engageant dans la rainure du disque. Le petit cône de la goupille doit exercer une certaine pression sur la rainure et naturellement sur le disque lui-même qui se trouve ainsi tenu fixe sous cette pression.
     
    Tous les chronomètres Gondolo sont équipés d’une version optimisée de ce système.

  • 1845: montre sans clef (1317)

    1845: montre sans clef (1317)

    Système mécanique de remontoir et mise à l’heure par le pendant, applicable à toutes les espèces de montres.
     
    Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les montres de poche devaient être remontées et mises à l’heure à l’aide d’une clef séparée qu’on introduisait dans un trou dans le boîtier. Les trous laissaient entrer la poussière, les utilisateurs perdaient fréquemment les clefs. En 250 ans, aucun horloger n’avait résolu ce problème de manière pleinement satisfaisante.
     
    En inventant le système moderne de tige et couronne pour le remontage et la mise à l’heure (couronne tirée pour la mise à l’heure, enfoncée pour le remontage), Jean-Adrien Philippe n’a pas seulement conçu un mécanisme très intelligent. Il a changé la nature des montres. La montre autonome et sans clef, pouvant être hermétiquement fermée, est l’ancêtre direct de la montre-bracelet étanche d’aujourd’hui.
     
    Jean-Adrien Philippe a spécifié que son invention pourrait être «appliquée à toutes les espèces de montres». Son assertion s’est vérifiée depuis lors dans des garde-temps qu’il n’aurait jamais pu imaginer: montres-bracelets à remontage automatique, montres extra-plates, montres à quartz, montres avec calendrier, montres de plongée, etc. Personne, depuis 1845, n’a imaginé de système plus pratique pour ces fonctions.